P’tit Coumelyen nro 33

P’tit Coumelyen nro 33

NRO 33 Janvier 2016

rapport moral
rapport financier
rapport d’activité
Changement secrétariat et réservation
AG 2016 a Pouzauges
Souvenirs

Aujourd’hui, si on étalait la vie de notre société sur un plateau, on pourrait bien se dire parfois «mais c’est quoi ce cirque ? C’est quoi tous ces numéros d’horreurs, ces ballets d’armes automatiques ? Arrêtez ça ! Remettez-nous les bons clowns pour nous faire rire !» Heureusement, il y a encore quelques numéros qui nous parlent de partage, de respect, d’amour qui nous aident à garder le moral.

Si on monte sur le plateau de Coumély, en randonnant du côté du pain de sucre, on peut dire de Gavarnie «quel merveilleux cirque ! Là, l’air, l’eau, la terre s’unissent harmonieusement » On peut en dire de même du cirque d’Estaubé que l’on voit très bien en haut du pic Larrue : 360°, la montagne nous offre ses merveilleux paysages qui changent à chaque instant selon l’humeur des nuages. La nature est belle partout, même chez nous. Elle est tellement bien faite que l’homme n’arrive pas à la comprendre.

Lorsqu’on se retire un peu de la société bruyante et que l’on se retrouve seul, ou dans un petit groupe, en s’imprégnant du calme de la nature, on peut se sentir un peu petit, un peu ignorant. En l’observant, on se rend compte que l’on a beaucoup à apprendre d’elle et que sans elle, nous ne serions pas là.

Nature si jolie Magnifique trésor

Tu embellis ma vie Et tu me rends plus fort.

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ECHOS DE LA 17 ème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE




L’équipe de La Roche Sur Yon nous a accueillis chaleureusement le dimanche 4 octobre 2015 pour notre traditionnelle assemblée générale.

Rapport moral


Nous accueillons Emmanuelle ROBERT comme nouvelle adhérente n° 74.

Le Conseil d’administration s’est réuni en présence de Bernard en villégiature en France pour entre autre finaliser les travaux à réaliser et réfléchir sur une aide éventuelle pour l’association malienne «JaRizJoc» chapeautée par Bernard.
Une aide financière ponctuelle en faveur de l’association «JaRizJoc » a été soumise au vote des adhérents présents et l’accord a été accepté à la majorité.



puis ce fut le vote pour le renouvellement du Conseil d’Administration:

Philippe MARQUIS : réélu

Bernard RETAILLEAU : réélu

Colette SORIN : réélue

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Rapport financier au 30/09/2015


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Rapport d’activités
Occupation des locaux pendant 24 semaines et 5 week-end du 15 avril au 11 novembre.


Travaux réalisés :


Fin Avril : réparation du tuyau d’eau à la source et sur le ravin suite aux dégâts causés par les chutes de neige



Mi Mai construction d’une murette pour protection du chauffe-eau solaire
Mi Mai : le chemin et donc corvée de bois

Septembre: à l’entrée du dortoir, installation d’un puit de lumière


consolidation du plancher


Les boucherons de Septembre

Décembre battue aux sangliers



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Chemin forestier

lettre ONF 09/2015
Aussi pour 2016 nous renouvelons qu’avant toute montée à Coumély l’attestation de non recours sera exigée. A chaque Coumelyen qui réserve d’avertir son groupe qu’ils montent a leurs risques  et périls.

NOUVEAUTÉ !
Pour les réservations, contacter
Virginie FRANCHETEAU

page accessible en haut de cette page
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PROCHAINEASSEMBLÉE GÉNÉRALE

LE DIMANCHE 2 OCTOBRE 2016

ÀPOUZAUGES Salles des Remparts


Suivre le vieux château pour le parking

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SOUVENIRS     SOUVENIRS  

Pour les longues soirées d’hiver, je vous propose de lire ou relire
 «Premier de cordée » de FRISON ROCHE
et dans l’attente d’ouvrir le livre voici un extrait du chapitre 12 :
   Un vibrant coup de sifflet déchira le silence.
  «  Le train de 8h21 » , annonça Georges.
   La raide côte sous l’hôtel leur fut un long calvaire. Ils montaient si lentement que les Perrichons déversés par la crémaillère se retournaient sur leur passage ; curieux et indiscrets, ils échangeaient à voix haute leurs réflexions.
   «  C’est des alpinistes.
     — Ils ont l’air éreintés.
     — Pauvres gens !
     — Vous les plaignez, madame. Pas moi, on ne les force pas à y aller. »
  Plus courbés encore sous le poids de leur destin, les deux hommes se frayaient passage, leurs pauvres yeux brûlés fixés sur la route droit devant eux. Georges, impatienté, bousculait sans répondre la foule des badauds. Il rageait.
   «Assez, assez, nom de nom, on n’est pas des curiosités !
     — Quel grossier personnage! » susurra une dame à talons Louis XV qui choisissait  des cartes postales au tourniquet du kiosque.
   Une petite dame blonde platinée, qui posait pour la photo devant l‘immuable et majestueux paysage (moi et la montagne), poussa même l’audace jusqu’à saisir le porteur par la manche.
   «  Vous venez de là-haut ? demanda-t-elle naïvement.
     — Nous revenons de très loin, en effet », daigna répondre Georges.
    Sur la plate forme de la gare, la foule habituelle des beaux étés grouillait. Un groupe de guides, adossés au parapet, là où débute le sentier du glacier, regardait monter les deux hommes. Il y avait le vieux Jules à Benoni des Plans, Paul Boutet, Napoléon  Roveyaz, Michel Terraz, Georges et Antoine Lourtier, qui attendaient leur tour de piratage ;  ils étaient là pour guider les touristes qui désirent s’aventurer sur le glacier ou bien le traverser jusqu’à l’autre rive, où s’amorce le chemin du Mauvais-Pas. On les appelait les pirates, ou encore les requins de la mer de glace. Chaque jour de la belle saison, une équipe était ainsi désignée par le Bureau, qui montait par le premier train et descendait par la dernière crémaillère, assurant ce service sans gloire et sans danger, mais non sans profit ; dix traversées à quinze francs, ça rapporte presque autant qu’une course fatigante.
«  En voilà deux qui ont une drôle d’allure ! Remarqua Roveyaz. 
    — On dirait Georges à la Clarisse !…Mais c’est lui, et je reconnais son client, le grand
Américain. Qu’est-ce qu’ils ont, on dirait qu’ils sont sôuls …     
    — Et Jean Servettaz, tu le vois ?
    — Non, il n’est pas avec eux.
    — Il a dû se passer quelque chose ! »
   Ils firent quelques pas au-devant des hommes. Rien qu’à voir leurs yeux brûlés, les chaussures encore toutes gelées, les figures ravagées et crevassées, et surtout le regard étrange de Georges et de Warfield, ce regard spécial à tous ceux qui ont frôlé la mort de très  près, les guides furent fixés.
   Ils s’emparèrent des sacs et escortèrent les deux rescapés, par l’allée qui mène à l’hôtel.
  «  Qu’est-ce qui s’est passé, Georges ? »  demanda Michel Terraz.

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