ptit coumelyen 27

N° 27 15 décembre 2012

EDITO : DELOCALISATIONS !!!

C’est un mot qu’on n’aime pas dans le contexte social et économique !
Mais pour notre association, ce pourrait être le mot de notre dernière AG :

  • Délocalisation de la trésorerie suite à l’AG : Robert Huet passe le relais à Colette Sorin. Désormais tout paiement doit s’effectuer chez 

    Colette Sorin 4 rue du Stade 85130 Saint Martin des Tilleuils


  • Délocalisation de notre président : Bernard est envoyé en Mission au Mali, plus exactement à Mopti. Une belle région pour y faire des randonnées (c’est le fameux pays DOGON !) Mais faut attendre qu’il y ait la sécurité ! En attendant on peut toujours consulter son blog : http://kanaga85.blogspot.org, ou lui écrire directement : bernardrobert85#gmail.com !
  • Délocalisation de Coumély 85 ? NON ! ce n’est pas au programme, ni pour aujourd’hui, ni pour demain !

La continuité est assurée par l’équipe. Vous avez toutes les adresses pour communiquer avec Bernard. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et de bons séjours coumélyens 2013.

Gaby



ECHOS DE LA 14 ème ASSEMBLEE GENERALE

Comme prévu, Mortagne sur Sèvre a été le lieu de rendez-vous des coumélyens le dimanche 9 septembre dernier. Une date anormale, (avancée d’un mois, à la demande du président) Cela a peut-être empêché certains d’y participer. Mais cela a permis à d’autres d’y venir, et parfois de très loin. Pour la première fois, notre assemblée générale était à la dimension internationale, avec la présence de Pierre et Bogdan GREGA, venus spécialement des environs de Bruxelles (un aller-retour en voiture en moins de 48 h ! Bravo les amis !) et aussi la présence d’amis Polonais en vacances sur Pouzauges !  

Nous nous sommes retrouvés 68 personnes pour entendre –comme d’habitude- les bilans divers, participer aux échanges et partager le verre de l’amitié ! Bravo à l’équipe de Mortagne-La Verrie, pour l’accueil, toujours aussi sympa ! Puis une bonne cinquantaine de personnes sont restées pour le pique-nique ; et pour la randonnée sur les bords de la Sèvre et en remontant par les jardins aménagés du presbytère, nous n’étions plus que 35 à nous essayer au « jeu-découverte »

D’abord le RAPPORT MORAL:

Nous avons fait part de la décision du dernier CA (en Mai 2012) 
D’accueillir une nouvelle adhérente à la Coumélyenne. Il s’agit de
Isabelle MARQUIS devient adhérent N°10



Ensuite le RAPPORT D’ACTIVITES :

  • occupation des locaux pendant 27 semaines 2 weekend : Nous avons remarqué 6 ou 7 annulations de réservation et parfois en dernière minute….ce qui empêche d’autres d’y aller, car avertis trop tard. Nous encourageons donc chacune et chacun à :
=> Ne réserver que s’il y a quelque assurance que le projet aboutisse.
=> Avertir LE PLUS TÔT POSSIBLE s’il y a des risques d’annulation. Et ne pas attendre une ou deux semaines seulement avant la date de départ !




  • Les travaux réalisés cette année : Il y a surtout eu la semaine réservée à la fin juin, pour transporter des matériaux, grâce à la location d’une chenillette. Cela a permis ainsi de préparer un abri pour mettre le bois au sec ! Un gros travail fait en 5 jours, et parfois sous la pluie !
     BRAVO A TOUTE L’EQUIPE !




Côté « produits coumélyens » : La nouveauté 2012 : la réalisation, grâce à l’initiative de Marie-Line ROBIN, d’un livret-histoire de vie,intitulé « entre moutons et montagnes ». C’est l’histoire de Pierre LABIT. On peut se procurer ce livret à chaque A.G. et un exemplaire est à Coumély 85 ! A « déguster » sur place 

Le RAPPORT FINANCIER:au 30/09/2012


RECETTES
Cotisations 750, 00
Participations 2051 ,50
Divers 65,00
Nouvelle adhésion 30,00
TOTAL  2896,50
DEPENSES
Impôts et taxes 1083,30
Frais de bureau + C.A. 1 026,15
Matériel 1 808,99


TOTAL 3 918,44
SOIT UN RESULTAT NEGATIF DE : 1021, 94 euros 

VOTES :
 puis ce fut le vote pour le renouvellement du conseil d’administration : nous avons fait le décompte des voix : 85, réparties comme suit : 39 présents + 46 procuration
RESULTATS DES VOIX :
– Bernard RETAILLEAU : 81 voix : réélu
– Colette SORIN : 81 voix : réélue
– Philippe MARQUIS : 80 voix : réélu
– Et quelques autres ont eu une ou plusieurs voix.


DEBATS,ils ont surtout portés sur:
L’achat (ou non) d’un poêle-cuisinière à bois
L’achat (ou non) d’une tronçonneuse, ou plutôt d’un roto-fil pour tondre le pré ?

DECISIONS :Nous avons opté pour

Réserver la semaine 26 pour continuer les travaux et remonter du bois
Avis aux bonnes volontés
Installer le siège de l’association chez C. SORIN à St Martin des T.

Maintenir l’AG le premier dimanche d’Octobre

PROCHAINE ASSEMBLEE GENERALE
LE DIMANCHE 6 octobre 2013
A SAINT MESMIN (notez déjà sur votre agenda !)

Agenda  et contact réservation Philippe Marquis   pmarquis85#gmail.com

Pour les cotisations et participations:

 Colette Sorin 4 rue du Stade 85130 Saint Martin des Tilleuils

HISTOIRE DE COUMELY 


Coumély, c’est le nom de la montagne ! Mais la grange de Coumély je la tiens de mes grands-parents PASSET. Je pense que ce sont mes grands-parents qui l’ont construite peut-être dans les années 1880-90 environs. Moi, quand j’y suis montée pour la première fois, c’était en Juillet 1921 : j’avais 6 mois ! Et là-haut, il y avait un petit berceau. Mes parents m’avaient montée, car ils allaient faire les foins. Quand on partait comme ça, on emportait ce qu’il fallait pour manger, et le matériel pour faucher, ratisser, ramasser et transporter le foin . Comme il y avait mon berceau là-haut, je me doute que mes parents montaient pour plusieurs jours et devaient dormir sur place

Coumély, je m’en souviens depuis l’âge de 10 ans, c’est-à-dire depuis 1931 ! J’étais là-haut pour garder les vaches, toute seule… .dites-moi ! Car il n’y avait pas de clôtures comme aujourd’hui pour les empêcher d’aller dans les mauvais endroits. J’étais là-haut toute seule, et je couchais à Coumély pendant tout le mois d’août . Parfois, je dormais toute seule, dans le foin, sur des couvertures, à l’étage ! J’ai fait cela pendant deux ou trois ans. 

Parfois aussi mon père venait me rejoindre le soir…c’était quand je devais partir très tôt le matin, avec un âne, pour porter le lait à l’hôtel du Vignemale. Je devais y être à 7 heures du matin, pour qu’il y ait du lait pour les clients (c’étaient surtout des Anglais). Pour faire cela, il fallait que je parte de Coumély dès 5 h 30. Il faisait encore nuit. Quand j’avais déposé le lait à l’hôtel où il y avait beaucoup de monde, en ce temps-là, je revenais à la maison pour me reposer …et le soir je remontais à Coumély. Voilà, c’était mon travail de jeune fille pendant les deux mois de vacances. En juillet, les vaches étaient dans la vallée ; et en Août à Coumély. Pour conserver le lait au frais, on le mettait dans ces chaudrons en cuivre, et à Coumély, il y avait un endroit frais, près d’une source, on mettait ces chaudrons dans l’eau. Mais pour transporter sur l’âne, on mettait le lait dans des bidons en fer, qui sont plus solides. Chaque bidon faisait environ 10 litres.



Je me souviens d’une aventure. J’avais environ dix ans : un matin j’arrive à l’hôtel du Vignemale. Celui qui s’occupait de prendre le lait, qu’on appelait l’officier, m’avait donné du chocolat et des pruneaux…En chemin, j’ai voulu regarder le paquet mais l’ânesse a eu peur ; elle m’a foutue en l’air, et j’ai tout perdu !


A Coumély, je me souviens d’un événement qui n’était pas beau : c’était au mois d’octobre,
en 1937, je crois, il y avait eu un gros orage ! Avec mon père, on était allé chercher les vaches ; on a eu beaucoup de peine à ouvrir la porte parce que la grange était pleine d’eau. On a fait sortir les vaches et il a fallu traverser le torrent, là-haut, avec l’eau, la boue, les cailloux et tout le troupeau…c’était vraiment dangereux…on a eu vraiment peur…pour nous et pour les vaches. Une autre fois, c’était avec la neige…on est allé les chercher là-haut ! Heureusement, les vaches, elles ne marchent pas trop mal dans la neige ….mieux que les ânes ou les chevaux !
Dans la grange de Coumély, on pouvait mettre jusqu’à 10 vaches et il y avait aussi un coin pour l’âne. Quand le troupeau était dehors, il pouvait aller paître là où il voulait ; il n’y avait pas de pré réservé…il fallait seulement l’empêcher d’aller dans les endroits dangereux. Par contre pour faucher, le terrain est prévu : c’est un pré tout autour de la grange. On a eu des moutons à une période, mais çà n’a pas duré. Je ne sais pas pourquoi…peut-être parce que c’était trop compliqué… (à suivre)

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